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Jean Louis Gasset :

« On était dans un vestiaire dévasté avec des affrontements à l’extérieur », explique-t-il. « Je voyais les petits sur leurs portables pour prendre des nouvelles de leur famille. Ils avaient peur. Il ne faut plus jamais revivre ça! On était au bord d’une catastrophe, franchement. J’entraîne depuis 35 ans et c’est la première démission, mais vu ce qu’il se passait… Qu’on me dise, tu es nul, tu es vieux, tu n’as jamais entraîné en Afrique, d’accord, mais là, ça prenait une tournure dramatique. Des gens allaient à notre hôtel, à la fédération, il y avait des pneus sur la route plus des policiers partout. »

Libéré de ses fonctions, le technicien reste intimement lié au parcours de son ancienne équipe qu’il suit sans en perdre « une miette ». « Dès que l’arbitre siffle la fin, le président (de la fédération, Idriss Diallo, NDLR) a un texto », sourit-il. « J’envoie au staff, aux joueurs, au capitaine! Je suis fier des Éléphants, heureux. Mon départ a ramené de l’apaisement. On se dit, c’était lui le coupable et ça protège les autres. Il fallait voir la mort de près peut-être pour rebondir. »

Jean Louis Gasset au micro de L’équipe #can2023

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