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Football

CAN 2021 : Les folles affaires des prostituées…

En marge de la Coupe d’Afrique des nations, le plus vieux métier du monde a pris toute sa place au-devant de la scène. Et les filles de joie se font du fric via le sexe, pour célébrer le foot.

 

A Douala, il y a des quartiers où on ne dort pas. Akwa en fait partie surtout l’ancienne rue Paris dancing. Dès le crépuscule, l’endroit, mouvementé comme jamais, devient une fourmilière grouillante de monde. Les commerçants, les passants, les vendeurs ambulants mais surtout les prostituées font leur show. Elles surtout. Ces belles aux formes aguicheuses attirent tous les regards. Depuis le début de la Coupe d’Afrique, elles ont pratiquement doublé leur chiffre d’affaires. Beaucoup sont passées de 30 voire 50 mille par nuit à 60 ou 100 mille Fcfa. Avant, en moyenne la passe était de 10 mille francs à tout casser pour celles qui ne se considèrent pas comme des prostituées de luxe. Elle est montée à 20 mille ou même 30 mille. Et ces filles de nuit s’en donnent à cœur joie. Léoni A. en fait partie. Elle veut profiter de la fête du football pour se faire le maximum de gains et ainsi passer à une autre étape de sa vie. « Je veux faire du commerce. Mon souhait a toujours été d’ouvrir un magasin de vente de produits cosmétiques. Quand j’ai débuté la prostitution il y a 5 ans, c’était dans ce but. Après, je suis resté bloquée dans la routine. Là, c’est l’occasion rêvée d’en sortir. Aujourd’hui, pour une passe, je peux demander 20 mille voire 30 mille Fcfa. Il y a même un client qui est monté à 100 mille pour que je lui fasse d’autres choses… », confie-t-elle sans arrêter de mâchouiller son chewing gum. Un client vient nous l’arracher. « On se parle plus tard », me souffle-t-elle avant de prendre sa moto, le moyen de transport le plus usité à Douala. A quelques pas, il y en a une autre. Comme à chaque mètre d’ailleurs. Elle est plus jeune que la précédente. Et quasiment nouvelle dans le métier. « Je suis obligée de faire ça. J’habite à New Bell, j’ai perdu mon père il y a 8 ans. Ma mère n’arrive plus à s’occuper de nous mais elle ne sait pas ce que je fais exactement. Je lui ai juste dit que je travaille dans un bistrot qui ne ferme pas vite. Par nuit, comme je suis encore fraîche, j’arrive à me faire entre 50 et 120 mille. C’est énorme pour quelqu’un qui n’arrivait même pas à se payer un plat de Ndolè », se réjouit presque la belle jouvencelle.
 
Risques contre gains…
Malgré tout, cet essor depuis la fête du foot n’est pas de tout repos. Et il faut faire avec les maladies. Ce n’est pas nouveau mais avec le flux de plus en plus énorme de clients, les risques ont , bien sûr ,augmenté. « Je n’avais jamais contracté une MST avant la CAN. Je connaissais les clients qui avaient des habitudes avec moi et je pouvais me permettre des choses. Mais là, j’ai accepté par 3 fois de prendre 100 mille sans préservatif, et en seulement 3 semaines, je suis tombée malade. Et je me suis soignée au prix fort en trois jours », déplore A. Tchato. Désormais, elle préfère prendre 30 mille francs avec un client qui se préserve qu’avec un autre qui ne le souhaite pas. Elle n’est pas seule dans ce cas mais pour la grande partie, l’argent fait le bonheur. « Si je tombe malade et que j’ai 300 mille ou 500 mille pour me soigner où est le problème ? C’est mon argent ou rien, le reste je gère », préfère positiver Emilie B. Par contre, le scandale, elles détestent. Et une d’entre elles a vécu ça avec un Algérien au lendemain de la sortie des Fennecs par la Côte d’Ivoire à Japoma (3-1, 3e match de poules). « On s’est entendu sur le prix et toutes les modalités mais une fois son plaisir assouvi, il n’a voulu me payer que 5 mille là où il devait donner cinq fois cette somme », raconte -t-elle.  Les cris de la belle de la nuit ont fini par attirer l’attention de tout l’hôtel dont les gérants ont alerté la police… Le lendemain de cette affaire, la même était encore sur le trottoir. Elle a même juré que comme les Lions, elle jouera sa finale de CAN, en se fixant le défi de se faire le million, soit 10 clients à 100 mille par tête la nuitée. Avant ça, elle s’est promise de « goûter » à un Ivoirien. Justement, nous passions là par hasard…
 
Sanh Séverin, envoyé spécial à Douala

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