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Interview exclusive : Ghislain Konan (Latéral Gauche)

Le latéral gauche des Eléphants s’est confié à nous au lendemain de l’élimination face à l’Egypte en 8es de finale de la CAN Total 2021. Nous l’avons rencontré à l’hôtel Star Land de Bonapriso, à Douala. Juste avant de prendre l’avion, il a fait le bilan de sa CAN tout en se projetant sur son avenir. Magnéto !

<< Heureux qu’on me compare à Boka Arthur>>

Le latéral gauche des Eléphants s’est confié à nous au lendemain de l’élimination face à l’Egypte en 8es de finale de la CAN Total 2021. Nous l’avons rencontré à l’hôtel Star Land de Bonapriso, à Douala. Juste avant de prendre l’avion, il a fait le bilan de sa CAN tout en se projetant sur son avenir. Magnéto !

Quel sentiment vous anime au lendemain de votre élimination de la CAN malgré un match abouti face à l’Egypte ?

Nous sommes découragés parce qu’on savait qu’il y avait toute une nation derrière nous. Nous aurions voulu la rendre fière mais les choses se sont passées différemment avec cette séance de tirs au but qui ne nous a pas souri. C’est le foot, c’est la vie. On n’obtient pas toujours ce que l’on veut. Au football, il y a toujours un gagnant et un perdant. Cette fois, c’est nous les perdants. Nous allons rentrer en club et travailler dur pour revenir plus forts.

Qu’est-ce qui vous a manqué pour passer le cap égyptien ?

Je crois qu’il nous a manqué l’efficacité. Nous avons fait jeu égal avec les Egyptiens. Nous n’avons pas été réalistes comme face à l’Algérie. Et dans toutes les séances de tirs aux but, il y a un joueur qui manque le sien. Manque de bol, ça nous est tombé dessus. Il faut se remobiliser pour les échéances à venir.

Comment était l’ambiance au sein du groupe Eléphants ?

L’ambiance était incroyable avant la défaite hier (Jeudi 27 janvier, Ndlr). J’ai rarement vu ça et je voudrais profiter de votre lucarne pour dire merci aux cadres. Depuis la préparation à Djeddah en Arabie Saoudite jusqu’à Douala, ils ont tout fait pour que les jeunes comme moi, Konaté Karim et autres soyons à l’aise. Ils se sont mis au même niveau que nous pour faciliter notre intégration. Ça m’a permis d’exprimer la pleine mesure de mon talent. Sur le terrain tout le monde a pu s’apercevoir, malgré le résultat final décevant, que nous étions solidaires les uns des autres.

A un niveau personnel, vous avez été éblouissant. Qu’est-ce qui explique cette forme étincelante durant la compétition ?

Je rends grâce à Dieu de m’avoir épargné les blessures. La santé est primordiale pour faire un grand tournoi. Je me suis bien préparé pour cette CAN. Les cadres ont facilité mon retour en sélection. Le soutien de mes fans a été aussi prépondérant. Je savais que je ne devais pas me louper pour mon premier tournoi majeur. Je suis heureux que personnellement les choses se soient bien passées. Elles auraient été meilleures si on revenait à la maison avec le trophée.

Justement parlant de vos fans, ils vous comparent de plus en plus à Boka Arthur…

(Il sourit) Je suis très heureux qu’on me compare à Boka Arthur. Pour quelqu’un qui a grandi avec le poster du meilleur latéral gauche ivoirien de la décennie, c’est un honneur. Mais Boka, à vrai dire, c’est le haut niveau. Quand j’étais en formation à l’Académie Mimosifcom de l’Asec Mimosas à Abidjan, là où il a également fait ses premiers pas, je ne rêvais que d’une chose, c’est porter le numéro 3 qu’il arborait avec la tunique orange des Eléphants. En plus la sélection venait s’entrainer à Sol Béni, centre d’entrainement de l’Asec, quand j’étais gamin. Mes yeux s’illuminaient…J’ai réalisé mon rêve cette année à la CAN. C’est très émouvant mais en même temps, cela veut dire que je dois travailler pour rester au sommet pour la décennie à venir.

Votre retour en sélection, alors qu’Hassane Kamara avait pris le pouvoir au poste de latéral gauche, est aussi le fruit du travail en club…

(Il coupe) Absolument. Je n’ai rien volé. Le bilan de ma première partie de saison a été très positif. Reims a changé d’entraineur en début de saison avec l’arrivée d’Oscar Garcia. Je savais que je partais pour être titulaire à mon poste mais je n’ai rien lâché. J’ai montré au coach que j’en avait sous le capot. Et mon but face à Clermont, en première partie de saison, devant mon père, à la 90e, en a été le point d’orgue.

Avec cette CAN réussie au plan personnel, il y aura forcément des chants de sirènes. Pensez-vous à aller plus haut dans votre carrière ?

Pour être honnête, je n’ai jamais caché mes ambitions à mes dirigeants. A ce niveau, eux et moi sommes en phase. Ils savent que je tiens au club car il m’a révélé quand je suis arrivé en Ligue 1 en provenance du Portugal. Cependant, j’ai toujours voulu aller plus haut vu le potentiel que Dieu m’a donné. J’aurais cette possibilité dans les jours à venir (Il est en partance pour Fenerbhaçe en Turquie, Ndlr).

La prochaine échéance pour les Eléphants, c’est en mars face à l’Angleterre à Wembley, en amical. Cela pourrait-il remobiliser les fans ?

Difficile à dire mai j’ai un message pour nos supporters et je vais être bref. Je voudrais leur dire merci pour le soutien. Quand ça va bien, ils sont avec nous. Quand ça va mal également même s’ils n’hésitent pas à nous brocarder. Cette sélection a un potentiel énorme. Elle sera meilleure à la CAN 2023. Ils verront réellement de quoi elle est capable.

Réalisée par Sanh Séverin, envoyé spécial à Douala

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